HOFF THE RECORD où les mésaventures britanniques de David Hasselhoff !

David Hasselhoff est enfin de retour à la télévision !

Le héros mythique de K 2000 et ALERTE A MALIBU est le protagoniste d’une série dans laquelle il incarne une version (pas si) éloignée de lui-même hilarante à suivre.

Ruiné par ses nombreux divorces, banni d’Hollywood, Hasselhoff débarque en Angleterre où il espère ressusciter sa carrière grâce à un projet de biopic qui lui est consacré.

Mais à peine arrivé à l’aéroport de Stansted, où il est accueilli par une assistante inexpérimentée et un chauffeur indien obsédé par le fait de savoir si David a ou non couché avec les sirènes de BAYWATCH, l’icône des années 80 et 90 déchante déjà.

Les ennuis se poursuivent aux studios, avec un agent incompétent, un réalisateur qui ne veut pas de David Hasselhoff pour jouer… David Hasselhoff (?!) et tout un tas de problèmes rencontrés avec les comédiens venus auditionner et un entraîneur irrespectueux…

Beaucoup moqué pour avoir partagé l’affiche avec une voiture, couru sur la plage en slow motion, Hasselhoff a souvent ri avec/de ses détracteurs et n’a jamais hésité à faire preuve de second degré, d’autant plus depuis que le succès lui a tourné le dos voilà une quinzaine d’années.

Conscient de sa condition de « has been », il n’a pas hésité à enchaîner les cameos (BOB L’EPONGE LE FILM, A DIRTY SHAME, LE NOUVEAU etc.) tout en assumant ses erreurs et dérapages personnels se réinventant et devenant Le « Hoff », sorte de double à la limite de la caricature à qui la nostalgie a donné vie.

Concernant son alter ego, il a d’ailleurs récemment déclaré à la presse anglaise que Le Hoff rapporte plus d’argent que David Hasselhoff

L’ex-vedette de KNIGHT RIDER en (sur)joue, mieux, en profite au maximum et HOFF THE RECORD offre à sa « folie » un espace suffisamment vaste.

Rien n’y est tabou, aussi nous avons droit à des références à la vidéo du cheeseburger (il était super bon ce cheeseburger…), à son âge (vous seriez parfait pour jouer David Hasselhoff à 70 ans, mieux, à 80 !) et à LOOKING FOR FREEDOM, chanté au-dessus du mur de Berlin la nuit de la Saint-Sylvestre 1989.

Les situations sont à la limite du grotesque, la vulgarité n’est parfois pas loin, mais la série ne franchit jamais la ligne et le spectacle n’en est que plus réjouissant.

Sans parler des seconds rôles, qui s’en donnent à cœur joie et que David laisse exister.

6 épisodes sont en boîte et une seconde saison a déjà été commandée pour l’an prochain.

C’est une réussite, mais les critiques, généralement réfractaires à David Hasselhoff, auront-ils l’honnêteté de le reconnaître ?

THE FLASH 2014 : Pilote prometteur…

Flash est de retour et il n’est pas content.

Élevé par un flic qui refuse de croire en l’innocence de son père, Barry Allen doit également faire face à une mutation extrême de son organisme due à un violent orage qui l’a frappé au beau milieu de son laboratoire.

Cela dit, notre jeune ami est désormais… l’homme le plus rapide de la planète…

Le pilote du spin-off d’ARROW a « fuité » sur la toile plus de trois mois avant sa programmation sur la CW, permettant ainsi aux geeks de se faire une idée de ce remake d’une courte série de 1991, maladroite et naïve mais pas dénuée d’intérêt.

Après une introduction dans deux épisodes de sa grande sœur, le personnage de Barry évolue maintenant dans son propre univers et doit sauver sa propre ville (Central City).

Les acteurs sont bons, connus (l’ex-ED Tom Cavanagh) et nous avons même droit à un cameo de Stephen Amell en Archer vert.

Mais surtout, quel plaisir de retrouver John Wesley Shipp, le Flash d’origine, dans la peau du père du héros, mais dans un registre éloigné de celui de DAWSON !

Le ton adopté ici est sombre, les scènes d’action sont correctement filmées et les effets spéciaux plus qu’acceptables pour une production à petit budget.

On termine donc le visionnage de cet épisode de présentation plutôt satisfait.

Toutefois, l’ombre de SMALLVILLE plane sur THE FLASH avec son côté monstre de la semaine et cette menace doit être rapidement neutralisée par les scénaristes, sous peine de gâcher un sacré potentiel.

GOLDORAK coffret 5 : tiens, voilà du bonus…

Le cinquième et avant-dernier coffret DVD de GOLDORAK arrive dans les bacs ces jours-ci (sortie officielle le 4 juin), mais AB continue à traire les amateurs du « grand cornu ».

En effet, ces derniers doivent à nouveau subir la chanson de Noam toujours calée sur le générique des deux premières saisons, alors que celui de la saison 3 n’est visionnable qu’en VO.

A une Box de la fin, l’éditeur propose enfin un supplément digne de ce nom, à savoir le numéro d’ACTU MANGAS consacré à la remastérisation de la série animée, déjà diffusé sur Mangas il y a quelques mois.

Côté audio et vidéo, les galettes offrent la même qualité que les DVD précédents, bien que les couleurs de certains épisodes soient un peu sombres (LA GENERATION DES MONSTRES en particulier).

Par contre, l’image reste trop resserrée.

Du côté des épisodes, c’est toujours un régal de suivre les aventures d’Actarus et un épisode comme LE COMMANDO confirme la qualité de la série, appréciable même avec un regard adulte.

L’air est connu, mais quelle honte de tirer sur la corde avec 6 coffrets trimestriels allant de 29.99 € à 34.99 €…

 

 

 

 

 

GOLDORAK coffret 4 : sabotage de génériques cultes !

GOLDORAK est revenu en DVD le mois dernier avec un quatrième coffret, mais AB a une nouvelle fois trouvé le moyen de décevoir les fans du grand cornu !

Alors oui, les couleurs sont vives et le son fluide, mais l’image est toujours recadrée et nous sommes encore obligés de nous taper la chanson de Noam, dont le visuel reste inchangé en VF alors que celui-ci change en VO (oui je fais allusion au générique aperçu furtivement sur Antenne 2 en 1983).

Le sympathique, mais dérisoire, livret de croquis préparatoires présent dans les volumes 2 et 3 a disparu et si l’on passe de douze à treize épisodes, force est de constater qu’AB se paie notre tête avec les bonus de ce nouveau box.

Promises de longue date, les autres chansons françaises (du moins certaines) sont présentes sur le dernier des trois DVD, mais… réenregistrées et/ou remixées…

A l’exception de Minet, dont c’est la version d’époque (1987), nous devons subir la version 2001 des titres d’Enrique et une (lamentable) reprise 2014 des thèmes de 1979 par un Jean-Pierre Savelli (Les Goldies donc) plus que fatigué.

Heureusement, la série reste très agréable à suivre, d’autant plus que la plupart des épisodes présents sur ce coffret (37 à 49) comptent parmi les plus palpitants de GOLDORAK (PERIL EN LA DEMEURE, LA DERNIERE SURVIVANTE…).

Certes, nous n’avons jamais vu cet anime mythique dans des conditions aussi optimales, mais la pauvreté des bonus alliée à un prix exorbitant (jusqu’à 39 € par coffret) ne font que nous rappeler que plus que des amateurs, nous sommes des consommateurs…

RAY DONOVAN : héritier des SOPRANO et de BROTHERHOOD ?

DEXTER à la retraite, il fallait un autre « sale type » à Showtime et la chaîne l’a trouvé en la personne de RAY DONOVAN !

Programmé cet été en duo avec le tueur en série, le nouveau anti héros a non seulement attiré un public suffisamment nombreux pour revenir l’an prochain, mais a surtout montré que son univers est assez riche pour tenir sur plusieurs saisons.

Ray est un truand qui nettoie derrière les vedettes du moment, à coups de menaces comme de battes de baseball et dont le business est mis en péril par le retour de son père.

Libéré après vingt ans de prison, ce dernier n’a qu’une idée en tête : reprendre sa place de patriarche, mais son passé de géniteur absent et la haine féroce que lui voue Ray ne sont pas sans poser de problème…

Il faut dire que dans le genre famille dysfonctionnelle, celle des Donovan fait très fort avec ses trois frères en deuil d’une sœur qui a préféré se donner la mort plutôt que faire face à ses addictions.

Celui qui donne son nom à la série est à la tête d’un business lucratif, mais aux méthodes mafieuses, le petit dernier est traumatisé par le viol qu’il a subi enfant  par le prêtre de la paroisse et le dernier, propriétaire d’une salle de sport miteuse est atteint de la maladie de Parkinson, occasionnée par trop de coups encaissés durant une vague carrière de boxeur !

Pour couronner le tout, Ray a du mal à comprendre ses enfants pubères, sa femme se fait de plus en plus suspicieuse à son égard et le retour de son père s’accompagne d’un demi-frère noir.

Cela fait beaucoup pour cet homme, dont les sombres activités ont attiré l’attention des autorités fédérales…

Sombre, parfois glauque et assez violente, RAY DONOVAN est servie par une excellente distribution (Liev Schreiber, Jon Voigt, Paula Malcomson, Eddie Marsan en tête) à laquelle s’ajoute des seconds rôles au mieux de leur forme (James Woods, Elliott Gould, Peter Jacobson, Rosanna Arquette et Steven Bauer).

Personnages, scripts et réalisation ont ce quelque chose de suranné qui confère à la fiction un côté pulp, mais on ne peut s’empêcher d’être inquiet pour l’avenir de la série.

En effet, si cette première saison est vraiment réussie, elle est également allée très loin et a fait énormément de promesses qu’elle va devoir tenir.

Les scénaristes sauront-ils éviter le piège de l’outrance facile ?

Réponse l’été prochain.

GOLDORAK DVD BOX 3 (épisodes 25 à 36) : mais que Noam se taise….

Le 2 décembre dernier sortait le troisième coffret DVD officiel de GOLDORAK et le moins que l’on puisse en dire est que nous sommes encore loin de la perfection annoncée…

Déjà, qu’attend AB pour nous offrir des bonus dignes de ce nom ?

Certaines sources affirment çà et là que les japonais tardent à donner leur aval pour l’utilisation du matériel disponible au pays du soleil levant, mais dans ce cas pourquoi ne pas inclure les émissions réalisées en interne et consacrées au phénomène, multi diffusées sur la chaîne Mangas ?

D’autant que celle dédiée à la remastérisation de la série animée est plutôt réussie.

Alors oui, un nouveau livret de croquis préparatoires est présent avec ces trois nouvelles galettes, mais quitte à inclure un petit fascicule, autant que celui-ci contienne des informations sur la production et/ou la diffusion d’UFO ROBOT GRENDIZER.

Si l’image de cette édition est vraiment fabuleuse, surtout pour un anime de cet âge (38 ans), le son présente quelques ratés.

Outre la présence de l’infâme chanson de Noam sur la VF (doit-on donc définitivement faire notre deuil de la présence des autres génériques, nettement supérieurs ?), les BGM trahissent le nombre de sources mises bout à bout pour reconstituer les épisodes.

VAINCRE OU PERIR en a surtout fait les frais, lors des scènes de combat, mais ce n’est pas tout puisque une phrase en français a disparu des NOUVEAUX MAITRES DES TENEBRES, au profit d’un passage en japonais censuré en 1978 en raison de la présence de kanji.

Mais ce qui achève l’acheteur, ce que non seulement le coffret est lui aussi vendu  en moyenne 34.99 €, mais une opération promotionnelle permet de se faire offrir le coffret en question pour l’achat groupé des deux premiers ?!!

Sympa pour ceux qui ont pris la peine de se procurer ces derniers les 5 juin et 4 septembre 2013.

Une nouvelle preuve, s’il en fallait vraiment une, que le consommateur n’est qu’une vache à lait…

Good bye Dexter…

Alors que Canal+ va entamer, jeudi, la diffusion de la huitième et ultime saison de DEXTER, les américains ont dit au-revoir au tueur en série voilà un peu plus de deux semaines.

Les producteurs avaient annoncé que la conclusion de la série ne plairait pas à tout le monde et ces derniers ont tenu parole, si l’on en croit les commentaires, plus ou moins assassins, qui inondent la toile depuis le 23 septembre dernier.

Pourtant, cette fin n’a rien d’indigne, loin s’en faut.

Alors qu’il prépare son départ pour l’Argentine avec son fils et Hannah, Dexter Morgan est prévenu que sa sœur, blessée par le fils du docteur Vogel, est dans un état critique.

Tout va alors aller très vite pour l’analyste sanguin, puisque ce dernier va lui régler son compte, être couvert par Quinn, laissé libre de ses mouvements par un Angel horrifié, avant d’aller… euthanasier Debra, victime d’irrémédiables complications.

Après avoir symboliquement largué le corps de sa sœur au large, Dexter accepte le fait d’être un problème pour ses proches et fonce en direction de la tempête tropicale, déterminé à en finir avec cette vie.

Des garde-côtes retrouveront plus tard des débris du Slice of life et l’homme sera déclaré mort, comme l’apprendront Batista et Hannah, bien arrivée en Amérique du sud avec Harrison, dont elle sera désormais la maman.

Notre ami apparaît ensuite une dernière fois à l’écran, loin de Miami et des siens, travaillant comme bûcheron et fuyant tout contact.

Après une dure journée de labeur, celui-ci se retrouve dans une chambre spartiate, mais pleine de douloureux souvenirs et la série s’achève sur un plan du héros dont le regard d’acier est déchiré par une larme.

Le pire des châtiments pour notre ami n’est donc ni la prison, ni la mort, mais bel et bien d’être privé des êtres qu’il aime, car oui, Dexter a des sentiments et le sens de la famille !

En cela, tous avaient tort.

De son père adoptif à son frère biologique, en passant par sa mère spirituelle (à l’origine du fameux code) ou Doakes, tous pensaient avoir à faire à un simple sociopathe, alors qu’il est capable de ressentir affection, commisération et empathie…

Michael C. Hall est impérial, Charlotte Rampling et Yvonne Strahovki parfaites et Jennifer Carpenter confirme les (inattendus) espoirs placés en elle la saison précédente.

La seule véritable fausse note de ce chapitre final est la mauvaise qualité des effets numériques des scènes maritimes.

N’en déplaise aux esprits chagrins qui pestent de ne pas avoir vu le personnage mourir, il y a bien eu un mort sur le bateau.

Mais il s’agit du « Dark passenger », le fameux côté obscur du protagoniste.

La boucle est bouclée et DEXTER a une nouvelle fois prouvé qu’elle était une grande série avec cet épilogue intelligemment géré.

DATES : si l’amour est chimique, les rendez-vous sont toxiques…

A l’instar des adolescents, les adultes aiment l’idée d’être amoureux, seulement ils ne sont plus assez naïfs pour y croire.

Ceux qui s’unissent le regrettent plus ou moins vite et voient leur couple disparaître dans d’onéreuses batailles diverses, alors que les célibataires investissent à perte dans des sorties bancales, sous la pression d’une société qui ne supporte pas que les gens n’entrent pas dans le moule standard.

Ces rencards sont d’autant plus hasardeux qu’outre le fait de mêler les deux catégories décrites ci-dessus, internet et les réseaux sociaux sont passés par là et dépersonnalisent un peu plus ces rencontres.

Le créateur de SKINS, Brian Elsley, l’a bien compris et a frappé fort avec sa nouvelle création centrée sur les errements amoureux de grandes personnes pas si matures que ça : DATES !

Cette série présente donc des hommes et des femmes victimes (consentantes) de ces fameux dîners, avec tous les malentendus et quiproquos que cela entraîne, le temps de neuf épisodes de 25 minutes chacun.

Une durée parfaite pour ce type de récit, puisque celle-ci oblige les auteurs à aller droit au but, avec un résultat à l’écran sans temps morts qui se concentre sur les personnages.

Ces derniers vont aller de surprises en déceptions et le fait de les retrouver à plusieurs reprises, mais avec un(e) inconnu(e) différent(e), présente l’avantage de renouveler les situations, bien que le triangle David/Mia/Stephen domine la série.

La fiction britannique traite de sujets lourds (solitude, deuil, divorce, abandon, adultère, homosexualité, poids de la famille, prostitution etc.), mais sans jamais verser dans le voyeurisme, alors que l’émotion est omniprésente.

Le concept (des inconnus en quête des autres comme d’eux-mêmes se rencontrent) n’a rien de révolutionnaire, mais son traitement tour à tour cynique, drôle et tendre ainsi que l’actualité des thèmes abordés, à commencer par l’utilisation d’internet pour organiser ces rendez-vous (« dates » en anglais) font de la série un produit moderne.

De plus, sa distribution est formidable : de la troublante Oona Chaplin au génial Ben Chaplin (aucun lien de parenté) jusqu’aux touchantes Montanna Thompson et Gemma Chan.

Et bien qu’ils ne partagent aucune scène, retrouver deux anciens de DEUX BLONDES ET DES CHIPS (Sheridan Smith et Will Mellor) dans des rôles éloignés de ceux qu’ils y tenaient est un vrai plaisir.

Pas besoin d’être amoureux de quelqu’un ou de l’amour pour apprécier DATES, il suffit juste d’aimer… la qualité…

GOLDORAK DVD BOX 2 (AB Vidéo) : première surprise, mais toujours Noam…

Mercredi 4 septembre, le second coffret DVD GOLDORAK sera disponible dans tous les bacs de France.

LIBERTE SERIE s’est procuré l’objet : premières impressions…

AB Vidéo poursuit l’édition de LA série d’animation culte des années 70, malheureusement toujours au rythme de douze épisodes par Box, pour un prix oscillant de 29, 99 € à 34, 99 €.

Le visuel, révélé il y a plusieurs semaines par l’éditeur, est dans la lignée du précédent : (très) sobre, avec un Goldorak (robot comme logo) en relief qui lance son Fulguro-point sur un fond gris dans lequel on distingue Actarus et Alcor ainsi que la tête du grand cornu.

Même tranche que la dernière fois, à l’exception des numéros du Box et des épisodes, ainsi que de la présence de la soucoupe amirale.

Le verso est à nouveau scandaleusement bâclé avec sa grosse image d’Actarus au milieu, accompagné d’un texte approximatif et des mentions légales.

Chacune des trois galettes offre le même menu fixe et la même image imprimée sur chacune d’elles, mais une surprise s’est cette fois glissée dans le (fragile) carton à déplier : un livret !

L’initiative est certes louable, mais celui-ci est bien maigre et n’offre qu’une succession de chara designs bien connus des amateurs d’UFO ROBOT GRENDIZER, en particulier les heureux possesseurs de l’art book nippon.

Outre le fait de (re)découvrir les aventures du prince d’Euphor dans une version remastérisée et non censurée (des plans jadis supprimés et les kanjis inédits sont de retour), il semblerait que l’éditeur ait entendu les critiques faites au sujet de la vitesse de la bande sonore, puisque le gênant ralentissement sonore du coffret précédent est ici absent.

Ces épisodes (13 à 24) bénéficient eux aussi d’une VOSTF inédite et à la traduction fidèle, mais AB a quand même décidé de se payer notre tête, puisque nous avons ENCORE droit à la chanson de Noam en ouverture et en clôture, alors qu’on nous promettait le choix des génériques !

Mais c’est bien connu, le consommateur, nostalgique qui plus est, n’est qu’une vache à lait…

KICK ASS 2 : mauvais et malsain…

Trois ans après leurs premières aventures, les vrais faux super-héros de KICK ASS remettent le couvert, mais nous servent un plat sans saveur et très gras.

Alors que Hit-Girl est sommée par son tuteur d’adopter le mode de vie d’une adolescente normale, Kick-Ass décide de travailler en équipe, donnant ainsi à l’ex-Red Mist l’idée de créer un club de super-vilains…

Si le premier volet était une bonne surprise : politiquement incorrect, amusant, bien écrit et réalisé, bref distrayant à souhait, sa suite n’a de cesse de lui faire insulte !

Matthew Vaughn est parti avec l’âme de la franchise, du coup son successeur (Jeff Wadlow) commet un (très) long-métrage aussi vulgaire qu’un clip de rap et aux effets spéciaux (in)dignes d’un épisode de DOCTOR WHO.

Le cynisme a fait place à la scatologie, l’action à la violence, l’interprétation au cabotinage et l’ajout de Jim Carrey aggrave la lourdeur de cette apologie racoleuse de la milice.

Si vous êtes en pleine puberté (public visé) ou si vous manquez suffisament de goût pour apprécier des débilités comme LES PROFS, vous adorerez cette bouse cinématographique.

En revanche, le spectateur digne de ce nom aura besoin d’une sacrée insolation pour avaler cette pilule indigeste.

Ca tombe bien, le film est distribué en plein mois d’août…

SKINS : les « monstres » ont grandi…

SKINS a tiré sa révérence le 5 août dernier outre Manche, après 7 saisons.

Cette série centrée sur trois générations d’adolescents (une tous les deux ans) s’est achevée avec la diffusion de trois téléfilms programmés en deux parties, consacrés chacun à un personnage phare, désormais adulte.

Cette production britannique restera dans les mémoire (contrairement à son pathétique remake américain) en raison de ses scripts audacieux, de ses personnages charismatiques et d’une vision sans concession de l’adolescence.

Point de niaiserie à la PREMIERS BAISERS ou d’édulcorants à la DAWSON, SKINS présente des jeunes torturés qui jurent (énormément), boivent (trop), fument (trop), se droguent, ont des relations sexuelles, des parents absents voire démissionnaires et dont certains sont en échec scolaire.

Suivre les pérégrinations de ces gamins n’est pas de tout repos pour le spectateur, puisque malgré une bonne dose d’humour, la série est tout sauf une comédie et n’hésite pas à malmener ses protagonistes (folie, anorexie, homosexualité, immigration, toxicomanie, accidents, maladies incurables, déchéance et humiliations en tout genre, violence physique et mentale, autisme, meurtre etc.), mais celui-ci en a toujours pour son argent.

Certes, le réalisme n’est pas toujours de mise, mais il est ici question d’une fiction, non d’un documentaire…

Chaque personnage mériterait un article, comme chaque interprète d’ailleurs, toutefois seuls ceux sur lesquels la série s’est refermée vont être évoqués ci-après.

Héroïne emblématique, Effy (Kaya Scodelario) a ouvert les « hostilités » avec FIRE, segment dans lequel on découvre que la jeune femme, toujours aussi manipulatrice et sensuelle, travaille pour des traders à Londres et qu’elle héberge une Naomi à la dérive et… mourante.

La cadette des Stonem va donc se brûler les ailes dans la City, se rendant coupable d’abus de bien sociaux, tout en maternant son amie jusqu’à la fin, quitte à s’attirer les foudres d’Emily, la petite amie de cette dernière.

Effy se retrouvera en prison, mais le sourire provocateur du personnage dans son ultime plan ne laisse aucun doute : elle s’en sortira !

Le second chapitre, PURE, bien que consacré à la fascinante et évanescente Cassie (Hannah Murray), est aussi le plus faible des trois car l’esthétisme y a été préféré au scénario.

Du coup, s’il n’est pas inintéressant de voir la douce rêveuse devenir mère à temps plein de son petit frère, l’arc du stalker photographe ne fait que parasiter une histoire qui aurait pu faire la part belle à l’émotion.

C’est donc avec un certain soulagement que l’on passe au troisième et dernier opus, RISE, qui nous permet de savoir ce que Cook (Jack O’connell) est devenu depuis qu’il a tué l’assassin de son ami Freddie.

Là par contre, point de temps mort dans cette aventure aux allures de thriller, qui voit le jeune homme dealer pour un truand extrêmement dangereux sous ses allures de victime de la mode.

Notre ami, sa régulière et la compagne de son patron vont devoir fuir ce dernier, avant de lutter pour leur survie dans une campagne enneigée…

Personnage violent, Cook est hanté par ses actes de jadis et cherche une rédemption qu’il ne trouvera jamais, bien que cette fois, il vengera sa petite amie sans commettre l’irréparable.

Les adolescents sont des monstres, toujours à faire les bêtises les plus folles en raison de leur inconscience exacerbée par ce sentiment d’immortalité que l’on ressent quand on est jeune.

Seulement ceux-ci ne recherchent finalement qu’une chose : s’accepter, à l’instar des trois héros de SKINS.

Et ce fut le propos, plus ou moins tragique, de cette ultime saison…

BEFORE MIDNIGHT : et la réalité les rattrapa…

Dix-huit ans après leur première rencontre viennoise et neuf ans après leurs retrouvailles parisiennes, Céline et Jessie nous reviennent dans BEFORE MIDNIGHT, toujours aussi attachants mais plus aussi attachés…

Julie Delpy (URGENCES, LA PASSION BEATRICELE SKYLAB) et Ethan Hawke (ALIAS, BIENVENUE A GATTACA, LE CERCLE DES POETES DISPARUS) forment depuis près de deux décennies l’un des couples les plus charmants et crédibles du cinéma et leur travail à trois (ils ont une nouvelle fois signé le scénario du film avec le réalisateur Richard Linklater) fait à nouveau des merveilles !

Nos amis sont désormais concubins, parents de deux fillettes (auxquelles s’ajoute le fils de Jesse, né d’une première union) et prennent des vacances en Grèce où, alors qu’ils s’apprêtent à passer une nuit romantique, une crise va éclater.

Après s’être tournés autour (BEFORE SUNRISE) puis rapprochés (BEFORE SUNSET), les deux protagonistes ont vécu ensemble et la passion des débuts s’est émoussée.

La routine a donc fait son œuvre, aussi la française et l’américain, autrefois étroitement liés, sont aujourd’hui séparés par un large fossé creusé par un quotidien destructeur d’affection et plus qu’à une scène de ménage, c’est à un règlement de compte que nous assistons.

Céline et Jesse sont toujours aussi bavards, mais leurs échanges restent subtils et percutants, appuyés par des répliques perspicaces (« I fucked up my whole life because of the way you sing », « This is how relationships start falling apart », « I’ve realized what it is – I’ve just stopped loving you. That’s it », « You are the fucking mayor of crazy town »).

Au final, on n’a pas l’impression d’être dans une salle de cinéma, mais bien d’assister à une dispute en public tant les acteurs sont bons et les situations réalistes, mais sans voyeurisme.

Une nouvelle fois, le temps qui passe est au cœur de l’histoire, les personnages vieillissent avec les acteurs et la métaphore du soleil couchant (« Still there. Still there. Still there. Gone ») alliée à celle de la fin du jour (le « midnight » du titre sonnant comme un ultimatum pour l’avenir de ce couple) est magnifiquement illustrée par une réalisation certes minimaliste, mais qui a l’intelligence de mettre en avant le duo de comédiens comme le paysage, sans qu’aucun ne phagocyte l’autre.

Comme les autres volets de la trilogie, BEFORE MIDNIGHT se referme sur une fin ouverte et on sort de la projection avec l’espoir de revoir ces deux-là dans neuf ans, puisque quelle que soit leur situation future, il est certain que le résultat sera une nouvelle fois du grand cinéma.

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