RAY DONOVAN : héritier des SOPRANO et de BROTHERHOOD ?

DEXTER à la retraite, il fallait un autre « sale type » à Showtime et la chaîne l’a trouvé en la personne de RAY DONOVAN !

Programmé cet été en duo avec le tueur en série, le nouveau anti héros a non seulement attiré un public suffisamment nombreux pour revenir l’an prochain, mais a surtout montré que son univers est assez riche pour tenir sur plusieurs saisons.

Ray est un truand qui nettoie derrière les vedettes du moment, à coups de menaces comme de battes de baseball et dont le business est mis en péril par le retour de son père.

Libéré après vingt ans de prison, ce dernier n’a qu’une idée en tête : reprendre sa place de patriarche, mais son passé de géniteur absent et la haine féroce que lui voue Ray ne sont pas sans poser de problème…

Il faut dire que dans le genre famille dysfonctionnelle, celle des Donovan fait très fort avec ses trois frères en deuil d’une sœur qui a préféré se donner la mort plutôt que faire face à ses addictions.

Celui qui donne son nom à la série est à la tête d’un business lucratif, mais aux méthodes mafieuses, le petit dernier est traumatisé par le viol qu’il a subi enfant  par le prêtre de la paroisse et le dernier, propriétaire d’une salle de sport miteuse est atteint de la maladie de Parkinson, occasionnée par trop de coups encaissés durant une vague carrière de boxeur !

Pour couronner le tout, Ray a du mal à comprendre ses enfants pubères, sa femme se fait de plus en plus suspicieuse à son égard et le retour de son père s’accompagne d’un demi-frère noir.

Cela fait beaucoup pour cet homme, dont les sombres activités ont attiré l’attention des autorités fédérales…

Sombre, parfois glauque et assez violente, RAY DONOVAN est servie par une excellente distribution (Liev Schreiber, Jon Voigt, Paula Malcomson, Eddie Marsan en tête) à laquelle s’ajoute des seconds rôles au mieux de leur forme (James Woods, Elliott Gould, Peter Jacobson, Rosanna Arquette et Steven Bauer).

Personnages, scripts et réalisation ont ce quelque chose de suranné qui confère à la fiction un côté pulp, mais on ne peut s’empêcher d’être inquiet pour l’avenir de la série.

En effet, si cette première saison est vraiment réussie, elle est également allée très loin et a fait énormément de promesses qu’elle va devoir tenir.

Les scénaristes sauront-ils éviter le piège de l’outrance facile ?

Réponse l’été prochain.

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