DATES : si l’amour est chimique, les rendez-vous sont toxiques…

19 Sep

A l’instar des adolescents, les adultes aiment l’idée d’être amoureux, seulement ils ne sont plus assez naïfs pour y croire.

Ceux qui s’unissent le regrettent plus ou moins vite et voient leur couple disparaître dans d’onéreuses batailles diverses, alors que les célibataires investissent à perte dans des sorties bancales, sous la pression d’une société qui ne supporte pas que les gens n’entrent pas dans le moule standard.

Ces rencards sont d’autant plus hasardeux qu’outre le fait de mêler les deux catégories décrites ci-dessus, internet et les réseaux sociaux sont passés par là et dépersonnalisent un peu plus ces rencontres.

Le créateur de SKINS, Brian Elsley, l’a bien compris et a frappé fort avec sa nouvelle création centrée sur les errements amoureux de grandes personnes pas si matures que ça : DATES !

Cette série présente donc des hommes et des femmes victimes (consentantes) de ces fameux dîners, avec tous les malentendus et quiproquos que cela entraîne, le temps de neuf épisodes de 25 minutes chacun.

Une durée parfaite pour ce type de récit, puisque celle-ci oblige les auteurs à aller droit au but, avec un résultat à l’écran sans temps morts qui se concentre sur les personnages.

Ces derniers vont aller de surprises en déceptions et le fait de les retrouver à plusieurs reprises, mais avec un(e) inconnu(e) différent(e), présente l’avantage de renouveler les situations, bien que le triangle David/Mia/Stephen domine la série.

La fiction britannique traite de sujets lourds (solitude, deuil, divorce, abandon, adultère, homosexualité, poids de la famille, prostitution etc.), mais sans jamais verser dans le voyeurisme, alors que l’émotion est omniprésente.

Le concept (des inconnus en quête des autres comme d’eux-mêmes se rencontrent) n’a rien de révolutionnaire, mais son traitement tour à tour cynique, drôle et tendre ainsi que l’actualité des thèmes abordés, à commencer par l’utilisation d’internet pour organiser ces rendez-vous (« dates » en anglais) font de la série un produit moderne.

De plus, sa distribution est formidable : de la troublante Oona Chaplin au génial Ben Chaplin (aucun lien de parenté) jusqu’aux touchantes Montanna Thompson et Gemma Chan.

Et bien qu’ils ne partagent aucune scène, retrouver deux anciens de DEUX BLONDES ET DES CHIPS (Sheridan Smith et Will Mellor) dans des rôles éloignés de ceux qu’ils y tenaient est un vrai plaisir.

Pas besoin d’être amoureux de quelqu’un ou de l’amour pour apprécier DATES, il suffit juste d’aimer… la qualité…

Une Réponse to “DATES : si l’amour est chimique, les rendez-vous sont toxiques…”

  1. Livia (@myteleisrich) 22 septembre 2013 à 07:23 #

    J’ai également beaucoup apprécié cette série, une jolie surprise anglaise.qui capture à merveille toutes les incertitudes et les aléas du premier rendez-vous. Le traitement est frais et authentique, avec une tonalité versatile qui permet d’évoquer avec beaucoup d’humanité ces instantanés. Le format court joue aussi en faveur du dynamisme du récit. En résumé, une belle trouvaille (portée par un très convaincant casting) !

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