LES MYSTERIEUSES CITES D’OR 2 : ou comment accentuer la nostalgie…

18 Déc

Un peu plus de 30 ans après l’arrivée d’Esteban, Tao et Zia sur nos écrans, les héros des MYSTERIEUSES CITES D’OR sont de retour pour une seconde saison.

Mais sont-ce bien eux ?

Oui et non en fait, puisque les sociétés française et japonaise qui ont produit la première série (DIC et le studio Pierrot) ne sont pas impliquées dans cette nouvelle aventure qui a connu bien des embûches avant de voir le jour.

De reculs en annulation, en passant par des projets annexes, cette suite annoncée depuis près de 15 ans est devenue une réalisation 100 % francophone, commandée par une chaîne spécialisée dans le nivellement par le bas (TF1).

Certes, les techniques d’animation ont changé depuis 1982 (adieu celluloïdes et bonjour ordinateurs), mais les personnages paraissent ici moins expressifs, voire figés et l’on se retrouve avec cette désagréable (mais contemporaine) impression de regarder un jeu vidéo plutôt qu’un dessin animé.

Les voix originales n’ont pas été retenues, mais force est de reconnaître que ce n’est pas le pire des changements, à l’exception de la narratrice et du conteur du documentaire, qui en font vraiment trop.

Enfin documentaire, il faut le dire vite !

Là où la série originale nous offrait des reportages passionnants et sérieux (NHK oblige) toujours en rapport avec les thèmes abordés dans ses épisodes, la nouvelle nous gratifie d’une espèce de présentation surjouée d’un lieu ou d’un personnage polluée par « Le scoop de Pichu », rubrique aussi inutile que puérile…

Il faut dire que le ton des CITES D’OR 2012 est nettement plus infantile que celui d’il y a 30 ans, avec des personnages devenus plus lisses, Mendoza et Zia en tête.

De plus, l’originalité ne semble pas de mise avec un méchant à la Dark Vador et un générique plus qu’inspiré par celui de DRAGON BALL Z.

Les fans auraient pu se réjouir du retour de la chanson culte, mais celle-ci n’en est qu’une reprise aux « sonorités » actuelles, qui est à la version de feu-Jacques Cardonna ce que Shym est au talent : une insulte !

Même Noam Kaniel (oui, celui qui chanta GOLDORAK) ne se montre pas à la hauteur dans la compositions des BGM, qu’on les compare ou non à celles de Saban et Levy.

Il serait facile, mais pas complètement faux, d’écrire que les quadragénaires qui ont grandi devant les premières histoires d’Esteban ne pouvaient pas trouver leur compte dans cette nouvelle mouture.

Non seulement ces derniers ont vieilli, leur innocence s’est à jamais envolée et la nostalgie a le gros défaut d’embellir leurs lointains souvenirs, mais une attente de 3 décennies, quelqu’elle soit, ne peut déboucher que sur une déception.

Celle-là est de taille, mais elle n’est rien en comparaison de celle de voir les enfants d’aujourd’hui pris pour des idiots qu’ils ne sont pas toujours…

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