JESSE STONE : roc amoché…

20 Avr

Inoubliable MAGNUM, Tom Selleck trouve enfin un nouveau rôle à sa mesure avec JESSE STONE.

Ancien flic de Los Angeles, Stone part pour Paradise, une petite ville située à l’autre bout des Etats-Unis afin d’y officier comme chef de la police locale.

Seulement la ville porte plutôt mal son nom, puisque entre affaires de moeurs et meurtres en tout genre, le calme de cette bourgade n’est qu’apparent.

Un sacré inconvénient pour cet homme brisé, qui souhaitait consacrer l’automne de sa vie à essayer de se reconstruire, bien qu’aimant noyer sa mélancolie dans le whisky…

Abîmé par la vie (une blessure l’a empêché de devenir un pro du baseball, son divorce le ronge, il se sent coupable de la mort de sa dernière petite amie), Jesse sait pourtant faire preuve d’empathie envers les victimes et de respect pour ses collègues.

Conscient de ses failles, il n’a de cesse de devenir meilleur (tant sur le plan humain que professionnel) et sa relation avec son psychiatre est, à ce titre, aussi importante qu’incongrue, tant les deux personnages se ressemblent.

Basé sur le héros littéraire de Robert Parker, disparu en 2010, également créateur de SPENSER (incarné sur le petit écran par le regretté Robert Urich), JESSE STONE est une série policière à l’ancienne à laquelle la lenteur du déroulement des enquêtes (comme celui de la production) sied à merveille.

A noter que seuls les quatre premiers téléfilms sont des adaptations des romans de l’écrivain.

La prestation de Tom Selleck, toute en sobriété et en jeu de regards, rend parfaitement les maux à l’âme de Stone et le spectateur ne pense pas un instant aux autres séries dans lesquelles l’acteur s’est illustré (200 DOLLARS PLUS LES FRAIS, MAGNUM, FRIENDS, LAS VEGAS, BLUE BLOODS).

Les seconds rôles qui évoluent autour du protagoniste ne manquent, eux non plus, pas de charisme et sont plutôt bien servis par des comédiens de premier choix (Viola Davis, Kohl Sudduth, Stephen Mc Hattie, William Devane et Saul Rubinek).

Qu’importe si les intrigues ne sont pas des plus originales, l’important réside dans les personnages, leur évolution et leurs relations.

La réalisation est soignée, l’image est sublimée par le travail du directeur de la photo et l’ambiance de la série doit beaucoup à la musique de Jeff Beal (MONK, CONVICTION, LA CARAVANE DE L’ETRANGE, ROME).

8 épisodes ont été produits depuis 2005 et Paris-Première, qui s’est longtemps contenté de rediffuser les 3 premiers, va enfin en proposer de nouveaux à partir du 25 avril.

Ne les manquez pas, vous passeriez à côté d’une grande série.

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