DRIVE : conduite intelligente…

2 Jan

Rares furent les bonnes surprises cinématographiques en 2011.

Entre (mauvais) remakes, (énièmes) suites et apologie de la bêtise ou du politiquement correct (ce qui revient au même), se rendre dans les salles obscures fut un véritable calvaire l’an passé !

Certes, il y a bien eu quelques bons films (LES MARCHES DU POUVOIR, TRUE GRITHARRY BROWN, LE DISCOURS D’UN ROI, WINTER’S BONE, UN JOUR, LES CHEMINS DE LA LIBERTE, THE COMPANY MEN ou LA DEFENSE LINCOLN pour ne citer qu’eux), mais aucune claque… jusqu’à DRIVE.

Ce long métrage est centré sur un pilote aussi talentueux que silencieux, qui arrondit ses fins de mois le soir, en transportant des malfrats sans jamais prendre part à leurs agissements.

Mécanicien hors pair le jour, cet anti-héros solitaire se prend d’affection pour sa nouvelle voisine et l’enfant de cette dernière, au point d’accepter d’aider son mari, ancien détenu obligé de réaliser un braquage, histoire de s’acquitter d’une dette contractée en prison.

Mais rien ne va se passer comme prévu…

Si l’histoire de ce polar n’a rien d’original, son traitement est jubilatoire tant il va à l’encontre de tous les codes du genre.

Ainsi, le rythme du film est lent, les scènes de poursuite plutôt rares et les protagonistes, à savoir le conducteur et la femme de l’ex-taulard, très éloignés des figures habituelles avec des acteurs (Ryan Gossling et Carey Mulligan) dont le physique inspire plus la douceur que la crainte.

Pourtant, la violence n’est pas absente de DRIVE et si celle-ci est crue, elle n’est en rien gratuite.

Point de racolage ici, nous ne sommes pas en présence d’un vulgaire opus de FAST & FURIOUS ou d’une énième aventure du TRANSPORTEUR.

Les références du metteur en scène sont clairement affichées et la réalisation de Nicolas Winding Refn (LE GUERRIER SILENCIEUX) rend hommage à Martin Scorcese, Michael Mann ou Clint Eastwood, dont le mystérieux héros de PALE RIDER pourrait être un ancêtre du chauffeur qui nous intéresse, de par son ambivalence, ses failles, son abnégation pour les gens auxquels il vient en aide et sa propension à disparaître de leur vie.

En somme, DRIVE est la mise à jour d’un cinéma du passé, avec son héros solitaire, impression renforcée par une musique électro-pop fortement inspirée par les années 80 et dont la mise en scène s’apparente plus à un exercice de style.

A ce titre, la scène de l’ascenseur est une pure merveille avec l’un des baisers les plus romantiques de l’histoire du cinéma, où la beauté côtoie l’horreur lorsque le pilote réduit en miettes le visage d’un homme !

Les acteurs sont excellents et les sériephiles sont aux anges, puisque ceux-ci retrouvent des visages connus avec Ryan Gosling (HERCULE CONTRE ARES), Carey Mulligan (DOCTOR WHO), Bryan Cranston (MALCOLM, BREAKING BAD), Ron Perlman (LA BELLE ET LA BETE, SONS OF ANARCHY) et Christina Hendricks (MAD MEN).

Un film à voir et à revoir dès le 8 février en DVD et Blu-ray, sans les nuisances sonores causées par les abrutis qui se sont trompés de salle…

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