FRINGE où la patience récompensée…

15 Août

La première saison de FRINGE s’est achevée il y a 3 jours sur TF1, avec succès.

Adorée par certains, abhorrée par d’autres, la série fantastique fait débat chez les sériephiles, mais qu’en est-il réellement ?

Créé par J. J. Abrams, dont le LOST n’a de cesse de sombrer dans le n’importe quoi (et dont le mauvais traitement de la mythologie Rambaldi d’ALIAS en amuse encore plus d’un) et annoncée comme le nouveau X-FILES, succès surprise et injustifié des années 90, le projet avait largement de quoi rebuter.

De plus, après un pilote spectaculaire et prometteur, la série a mis près de 10 épisodes à trouver son rythme et surtout, son identité.

C’est d’ailleurs à cause de cela que de nombreux téléspectateurs se sont détournés de la fiction, à tort, car dans la seconde partie de la saison, FRINGE se réveille, mieux se révèle !

Produit sympathique (mais ordinaire) jusque-là, la série offre enfin les rebondissements attendus et l’on se surprend trépigner d’impatience jusqu’à l’histoire suivante.

Certes, le gimmick du "monstre de la semaine" subsiste et l’influence du traumatisme du 11 septembre est omniprésente (impression confirmée par la dernière scène du season finale), mais le contexte nébuleux (brouillon ?) des débuts fait maintenant place à une mythologie qui, même si elle se permet quelques emprunts (SLIDERS, MILLENNIUM) semble désormais maîtrisée.

Si nous sommes loin de connaître toute la vérité sur Massive Dynamics, il est par contre limpide que la production n’est qu’une métaphore de l’interprétation toute personnelle que l’on se fait de l’Histoire, selon nos fantasmes, nos croyances ou nos ambitions.

Le passé n’est pas le produit de nos actions, mais celui des actes des quelques personnages qui ont tenté de façonner la réalité à leur image (le cas de la tombe de Peter en est le meilleur exemple).

A ce titre, il est amusant de voir que la définition de la vie selon Walter Bishop fait écho à celle du temps énoncée par Sam Beckett dans CODE QUANTUM

Les personnages sont attachants, bien que celui de Philip Broyles mérite d’être un peu plus étoffé et l’humour, savamment dosé, est un contrepoids idéal aux scènes gores.

De plus, l’antagonisme des Bishop père et fils est parfaitement rendu par John Noble (LE SEIGNEUR DES ANNEAUX) et Joshua Jakson (DAWSON), aidés par une distribution haut de gamme en tête de laquelle on retrouve Lance Reddick (NEW YORK UNITE SPECIALE, OZ), Blair Brown (SMALLVILLE, URGENCES) ou Kirk Acevedo (OZ, NEW YORK 911).

A l’image de certains effets spéciaux, Ana Torv manque de charisme mais fait preuve de bonne volonté…

FRINGE est donc une série pleine de promesses… qu’elle semble prête à tenir.

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